MASDAR. DATA CITÉS

Video et texte par Y.Muriel.

Remarque: Cette video et le texte c’est l’implication de Barcelona Bim avec le collectif GuiShare, un accélérateur d’idées et de projets dédié à l’émergence de la société collaborative: une société basée sur des principes d’ouverture, de collaboration, de confiance et de partage de la valeur. Car ce sont les projets d’un moyen collaboratif comme est la maquette numérique, c’est à dire, BIM.

(http://ouishare.net/fr) / Tendances et scénarios de services pour de nouvelles urbanités: villes intelligentes, écovilles… (Le Lab QuiSharexChronos. https://datacites.eu/ ).

Je souhaite une prochaine rancontre avez vous…

MASDAR. Data Cités, les Villes Intelligentes.

Bonjour à tous, je m’appelle Yolanda et je suis un créatrice écolo. Je suis ravie d’être ici pour vous parler d’un sujet qui va vous intéresser et qui est parti du constat suivant : Sans noircir le tableau, d’ici à 2050, le nombre de citadins devrait doubler à la surface du globe.

Alors, les architectes se sont posés des questions comme, Que peut-on faire pour répondre aux besoins des villes du futur ? Quelles mesures faut-il envisager pour faire face à la densification des villes? Les nouvelles technologies vertes aideront-elles à absorber cette croissance urbaine? Et bien, ils ont réussi à penser à des villes intelligentes et vertes, c’est à dire, aux éco-villes.

Avez-vous déjà entendu parler des éco-villes? Certains, comme moi, y croient et imaginent des « villes intelligentes » où la gestion des ressources, des transports et de toutes les activités humaines serait optimisée. Alors, Le sujet de cette video est L’éco-ville de Masdar. Je voudrais vous expliquer/montrer pourquoi/comment L’éco-ville est le modèle de ville pour vivre ensemble à l’avenir.

Comme nous verrons par la suite, J’ai prévu trois parties dans cette video: Tout d’abord, on donnera la définition d’écoville, ensuite, on parlera d’un exemple et après, on fera une conclusion

Si vous avez des questions, vous pourrez me les poser à la fin sur la web: www. yolandamuriel.com.

 

Définition d’écoville

Sans doute, une éco-ville est une ville respectueuse de l’environnement en utilisant de nouvelles méthodes de constructions, de nouveaux matériaux, de nouveaux modes de déplacements …mais il faut prendre en considération le fait que c’est aussi un unique système qui intègre la dimension social, culturel, économique et écologique. C’est, donc, loin de la vision européenne (notamment des agendas 21)  laquelle la focalise sur les aspects seulement environnementaux.

 

MASDAR : LA CITÉ-LABORATOIRE.

Voilà un exemple d’eco-ville pour cette définition. Masdar, La Cité-Laboratoire. Emirats arabes unis. 5km2. 40000 habitants. Imaginée par un architecte qui ne fait pas de l’esbroufe et qui n’aime pas rouler sur les mécaniques, Norman Foster, Masdar a commencé à sortir des sables en 2008.

 

Modèle d’innovation.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser au premier abord, en 2006, le gouvernement d’Abou Dhabi, un Etat qui roule sur l’or grâce au pétrole mais qui mène une lutte implacable contre la pollution car il est impitoyable face au gaspillage d’énergie, a annoncé qu’il allait investir 22 milliards de dollars pour devenir un des leaders des énergies renouvelables. Abou Dhabi l’Etat pétrolier par excellence, prend le taureau par les cornes pour résoudre son problème d’avoir une empreinte écologique par habitant qui est la troisième au monde.

Clairvoyant, aigu, sagace, le gouvernement de Masdar, qui a les pieds sur terre, avec son projet d’écoville, s’est jeté à l’eau au risque de se bruler les ailes. Il joue gros avec l’idée de  construire à partir de rien une ville à empreinte carbone nulle, qui ne produise pas de déchets, dans un coin de désert inexploité, mais il pari sur les technologies propres et les projets d’énergie renouvelable pour surmonter les obstacles. Le jeu en vaut la chandelle même s’il lui donne du fil à retordre.

Masdar est séparé du centre d’Abou Dhabi par une trentaine de kilomètres et doit accueillir à terme 40.000 habitants sur à peine plus de 5 kilomètres carrés. C’est une écoville où les voitures en sont proscrites.

Mais il y a un chapitre où Masdar n’a pas droit à l’erreur  qui est celui de l’électricité solaire. L’émirat d’Abou Dhabi, où la température grimpe à 50ºC et où chaque goutte d’eau doit être dessalée, consomme tellement de gaz naturel pour générer de l’électricité qu’il est devenu un importateur net. Avec Masdar, le pays essaie justement de prouver qu’il est capable de créer de l’électricité à foison en se passant des énergies fossiles. Parmi les différents projets solaires menés, le principal est une centrale à concentration située à 150 kilomètres de la ville, qui a marché comme sur des roulettes.

La technologie du solaire concentré fait des merveilles dans son domaine à tel point qu’elle est en train d’affirmer sa suprématie sur le marché énergétique. Elle a fleuri de telle manière que, á l’échelle mondiale, elle aura produit l’année dernière près de 2 gigawatts. C’est peu, certes, face aux autres sources d’énergie renouvelable comme le photovoltaïque (qui générait 20 fois plus d’électricité dans le monde) et l’éolien (100 fois plus). Mais le solaire concentré a ses atouts pour réussir. Sur ces trois sources, c’est la seule à créer de la chaleur, avec laquelle, outre produire de l’électricité, on peut faire un tas de choses, notamment dessaler l’eau. Et, contrairement aux centrales photovoltaïques, les installations solaires à concentration fournissent également de l’énergie bon marché la nuit, car elles la stockent sous forme de chaleur et n’ont pas besoin d’onéreuses batteries. Donc, dans ce projet de ville, elle a volé la vedette aux autres énergies renouvelables.

Bien que le projet initial était de dessaler l’eau nécessaire grâce au soleil, l’eau des puits s’est révélée trois fois plus salée que celle de la mer,  la dessaler aurait, donc, nécessité bien trop d’énergie. Faute de quoi, l’usage de l’eau sera sévèrement contrôlé.

La ville délaisse la voiture au profit des rues piétonnes. En effet, la voiture circule par le sous-sol de la ville. À l’origine, le PRT (Personal Rapid Transit) devait servir de moyen de transport dans toute la ville. Mais il aurait fallu ménager tellement d’espace sous les immeubles qu’on aurait dû bâtir la ville entière sur des piliers de 6 mètres d’hauteur. Le centre, soit à peu près 1 kilomètre carré, a été construit ainsi, mais pour ne jeter pas l’argent par les fenêtres on n’a pas surélevé la totalité de la ville.

De petits véhicules blancs sans conducteur offrent un moyen de transport écologique. Porte coulissante, vitesse d’un peu moins de 25 kilomètres à l’heure, ils filent à travers ce qui ressemble à un sous-sol gigantesque, presque sans bruit sur ses pneus en caoutchouc, en suivant des aimants enfouis dans le sol et en se servant de capteurs de proximité pour éviter les collisions.

Les constructions, denses, ont été conçues pour faire un maximum d’ombre les unes sur les autres et sur les cours qui les séparent. Les passants peuvent s’assoir quelques instants sans souffrir de la chaleur et les bâtiments ont besoin de moins de climatisation.

Ils sont également rafraîchis par un vif courant d’air. De l’autre côté de la cour, en guise de tour creuse un tube d’acier vertical de 6 mètres de large  s’élève sur cinq étages. Il détourne les vents frais qui soufflent au-dessus de la ville et les oriente vers la cour. La tour à vent ne date pas d’hier : elle a été inventée par les Perses, qui l’utilisaient des siècles avant que l’or noir n’apporte la richesse dans cette partie du globe. Les ingénieurs de Masdar ont perfectionné le système en installant des sortes de persiennes actionnées para informatique en haut de la structure pour maximiser son efficacité. Les panneaux s’ouvrent et se ferment en fonction des vents dominants. Et des brumisateurs refroidissent l’air un peu plus encore.

 

Conclusion.

En conclusion, je dirais qu’il est indéniable, pour toutes les raisons que j’ai évoquées, que les écovilles qui utilisent technologies vertes et propres, sont un modèle de ville pour gérer ainsi qu’aménager les futurs espaces urbains en forte croissance, en raison, principalement, de l’utilisation d’énergies renouvelables, de moyens de transports non polluantes ainsi que de bâtiments écologiques. Je crois donc qu’il est possible de diminuer les  émissions de gaz à effet de serre et l’empreinte de carbone, avec ce modèle de développement urbain durable. On ne peut que s’en réjouir et souhaiter l’essor de l’éco-ville. Mais gardons à l’esprit qu’il reste à voir si ce changement s’ancrera à long terme, car le véritable défi, qui n’est pas de la tarte à mon avis, est que toute l’urbanisation des pays en développement, qui est le coupable aujourd’hui des deux tiers des émissions de GES, soit une ville durable.

Mais Nous avons tous une part de responsabilité dans cette question. Donc, nous devons désapprouver vivement une conduite polluante car nos blâmes face à celle-ci auront un grand effet positif sur notre planète. C’est un travail de longue haleine, On a du pain sur la planche, alors nous ne nous endormons pas sur nôtres lauriers.

Je voudrais terminer par une citation : Face à l’avenir de notre planète, nous vivons avec un epée de Damoclès au-dessus de la tête.

Merci beaucoup de votre attention.

 

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Acerca de Yolanda Muriel
Arquitecta, ingeniera de edificación y Arquitecta técnica Barcelona, España

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